Arts, Cultures, Médias et Homosexualités
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Edito : Vieillir

Il y a un mois tout juste, je venais d'arriver à Paris pour mes vacances et je tombe sur cette affiche montrant un beau jeune homme (il s'agit de Pier-Gabriel Lajoie) pour annoncer un film intitulé Gerontophilia. Je me précipite dans la salle sans rien savoir de l'œuvre en question, croyant me trouver devant une production anglaise ou états-unienne.

Je découvre avec étonnement que l'action principale du film se déroule à Montréal, ce qui se voit dès le début avec la signalisation «Arrêt» sur un octogone rouge, et je reconnais nos maisons typiques ainsi que notre hiver.

J'avais complètement raté toute info à propos de ce long métrage qui avait été présenté au Festival du film de Toronto, au Festival du nouveau cinéma à Montréal et dont le réalisateur, Bruce LaBruce, avait été interviewé en janvier dernier par Fugues. Le film est sorti à Paris en mars.

Partie en anglais, partie en québécois, le récit nous embarque dans cette histoire rocambolesque d'un post ado de 18 ans, à priori hétéro, qui tombe amoureux d'un vieux de 81 ans, hébergé dans la maison de retraite où il travaille. Les images sont belles, la bande son est magnifique, les personnages sont savoureux et attachants, peu importe leur rôle dans cette tragi-comédie.

Le jeune acteur est une découverte et le vieil acteur est tout à fait charmant. Je me suis juré d'en parler à mon retour en me demandant si le film serait présenté en salle commerciale au Québec. Et voilà, j'apprends qu'on le joue à l'Excentris, rue Saint-Laurent. L'affiche québécoise me paraît moins séduisante que l'affiche française, mais ici le titre est Gérontophilie, et quoi que le film soit toujours en version originale sous-titrée (ce qui est un excellent choix), les génériques de début et de fin sont présentés en français.

Vous comprendrez que j'y suis retourné avec mon conjoint. Vous comprendrez que je vous recommande fortement d'aller voir un film qui fait du bien non seulement parce qu'il aborde de manière aimable un sujet tabou, mais aussi pour son traitement plein de tendresse et pour son côté véritablement esthétique.

 



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